Rappel de la fusion du cœur de la centrale de Lucens en 1969

Communiqué des Verts de la Broye fribourgeoise, Mannens, le 5 mai 2011

Les problèmes de sécurité que rencontrent les centrales nucléaires actuelles rappellent fortement ceux qui ont conduit à la fusion du cœur de la centrale de Lucens en 1969.

Il y a 42 ans c’est l’absence – pour des raisons de coûts - d’un système complet d’appareils de mesure de température sur chaque élément du réacteur qui a empêché les techniciens de la salle de contrôle de se rendre compte que l’élément no 59 commençait à surchauffé. Quelques heures plus tard l’inéluctable était arrivé : l’élément No 59 était entré en fusion, la radioactivé s’échappait du réacteur et contaminait irrémédiablement la caverne.

Ors, 42 ans plus tard, l’expertise de l’IFSN relève des manquements analogues dans les centrales actuelles. « La centrale de Mühleberg est avec Beznau celle qui possède le plus de lacunes en matière de sécurité. Les mesures d'urgence permettant de rétablir le refroidissement dans un tel cas sont "incomplètes", révèle l'IFSN. Les centrales de Leibstadt (AG) et Gösgen (SO) connaissent, elles, seulement des problèmes d'indication du niveau et de la température de la piscine de stockage. Dans les centrales de Leibstadt (AG) et Gösgen (SO), le niveau et la température de la piscine de stockage des assemblages combustibles sont certes indiqués dans la salle de commande principale. Mais ces indications ne sont "pas sûres" en cas d'accident et n'apparaissent pas au poste de commande d'urgence ».

Les Verts de la Broye fribourgeoise réitèrent donc leur demande d’avril 2011 et exigent l’arrêt immédiat des centrales les plus anciennes, en particulier celle de Mühleberg ; véritable bombe atomique en puissance.

Contact : Roman Hapka, Responsable des Verts de la Broye fribourgeoise

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