5G : principe de précaution et information à la population

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Les Verts regardent avec circonspection l’arrivée des antennes de téléphonie mobile « 5G » dans le canton. Tant que l’étude sur la dangerosité potentielle de cette technologie mandatée par l’Office fédéral de l’environnement (OFEV) n’aura pas donné de résultats, c’est le principe de précaution qui doit primer. Les Verts demandent donc un moratoire sur l’installation d’antennes pour la technologie « 5G ». Les Verts s’interrogent également sur l’intention des autorités cantonales en matière de délivrance des permis de construire, ainsi que sur la marge de manœuvre des communes et des habitants.

L’arrivée de la « 5G » est annoncée un peu partout par des messages publicitaires, et des mises à l’enquête d’antennes ont été publiées dans certains bulletins officiels. Or on sait encore peu de choses des conséquences pour la santé humaine de cette nouvelle technologie, et un groupe de 170 scientifiques du monde entier a publié à l’automne 2017 un appel à la prudence, demandant un moratoire sur son développement.

En Suisse, l’OFEV a créé un groupe de travail afin de déterminer l’éventuelle dangerosité de cette technologie. Ses résultats sont attendus pour cet été. L’Office fédéral de la communication (OFCOM) n’a cependant pas jugé utile de les attendre, et a d’ores et déjà mis aux enchères les concessions pour l’exploitation de la « 5G », d’où l’arrivée imminente de cette nouvelle technologie et de ses ondes controversées.

Pour les Verts, il s’agit d’une décision précipitée et incompréhensible, qui ne respecte absolument pas le principe de précaution pourtant préconisé dans ce genre de cas de figure. Les Verts demandent donc qu’un moratoire sur l’installation de nouvelles antennes soit respecté au moins jusqu’à la publication des conclusions de l’étude mandatée par l’OFEV, et la présence de garanties suffisantes quant à la non-dangerosité de cette technologie.

Il est également important que les autorités cantonales communiquent à la population leurs intentions de délivrer ou non les permis de construire pour les antennes 5G, alors que l’OFEV n’a pas encore rendu son rapport sur la dangerosité de cette technologie. Elles doivent également informer les communes et les citoyens sur leur marge de manœuvre en matière d’autorisation.