A Fribourg, pas d’argent pour le vélo !

Le Conseil d’État ne libère aucun moyen pour la mise en œuvre du Plan sectoriel vélo, adopté en décembre 2018. Le plan sectoriel vise une réflexion d’ensemble et la mise en place d’un réseau performant, attractif, sûr et continu. Le plan adopté correspond parfaitement à ces exigences. Seul bémol, et non des moindres, à ce jour, le Conseil d’État n’a débloqué aucun moyen et ne répond pas aux interventions parlementaires. Fribourg prend encore du retard dans le domaine de la mobilité douce.

En décembre 2018, le Conseil d’État expliquait sa volonté d’investir dans la mobilité de demain et de favoriser le report modal vers les modes doux. Il laissait entendre qu’il investirait prochainement 157 millions afin de constituer un réseau cyclable performant, attractif, sûr et continu. Dans sa communication, il affirmait également vouloir s’engager pour la réalisation des axes à fort potentiel que sont la «Voie verte» à Bulle et la TransAgglo à Fribourg. Cependant, une lecture détaillée de l’arrêté d’approbation précise à l’article 2 «Le plan sectoriel vélo lie les autorités cantonales et communales. Sa réalisation dépendra des disponibilités financières du canton et des communes». Autrement dit, le gouvernement communique des objectifs ambitieux, mais n’y alloue aucune ressource particulière. Beaucoup de paroles, peu d’actes.

De plus, le Conseil d’État se garde bien de répondre aux instruments parlementaires déposés et refuse de s’engager. Il préfère abandonner le Directeur AEC, ancien président de Pro Vélo, en le laissant se débrouiller seul pour financer cet ambitieux projet.

    Sont en attente de réponse et largement hors délai :

  • Question 2017-CE-193 Marmier / Pasquier : Élaboration du Plan sectoriel vélo : état des lieux, déposé en août 2017
  • Motion 2016-GC-128 Thévoz / Gamba : Véloland Fribourg : des moyens pour la mise en oeuvre du plan cantonal sectoriel vélo, déposé en novembre 2016

Visiblement, le Conseil d’État n’entend pas les revendications de la jeune génération. Il n’entend non plus les positions exprimées par les députés qui ont voté une résolution en faveur du climat. Il préfère amasser de l’argent plutôt que d’investir dans les projets qui nous permettront d’affronter les défis de demain. Les Verts fribourgeois exigent un changement d’attitude du gouvernement et lui demande de concrétiser les belles intentions qu’il communique urbi et orbi.